Portfolio de Dina El Kassas

Un apprentissage réflexif

Le travail collaboratif

Publié par delkassas le novembre 7, 2008

Le travail collaboratif a occupé une place importante dans ma formation AIGEME. L’évaluation des modules consistait essentiellement en des travaux et des projets à soumettre. J’ai effectué la plupart des devoirs en binôme, presque avec la même personne.

Bien que j’aie l’habitude de travailler seule, j’ai beaucoup apprécié cette formule d’apprentissage, avec les séances de remue-méninges qu’elle entraîne : les échanges et le dialogue engendrent et mûrissent les idées. Les interactions sociales, qu’elles soient réelles ou virtuelles, motivent et aident la personne à garder le moral.

J’avais la chance de vivre dans la même ville que mon binôme. Cela nous a permis de nous rencontrer au lieu de se contenter d’une communication virtuelle. Nous avons progressé ensemble. On s’est épaulé pendant tout notre parcours. Mais, j’ai aussi travaillé avec un binôme et une équipe complètement virtuelles. Il faut noter que le travail en équipe est plus difficile à organiser : le décalage horaire, la diversité culturelle, le manque d’intervention de certains membres rendent le travail plus complexe.

La communication et la collaboration permanentes font parties intégrantes de la formation à distance. L’avantage d’Internet est qu’il offre une large gamme de possibilités de communication et de travail collaboratif, synchrones et asynchrones : mails, VOIP (skype, MSN,…), forums, chat, tableau blanc (white board), partage de documents (googleDocs,…).

En fait, l’e-formation lié est étroitement liée à l’approche socio-constructiviste, on n’est plus un apprenant suivant individuellement une formation donnée, on est plutôt membre d’une communauté d’apprenants qui construisent ensemble leurs savoirs. Cette approche requiert de l’apprenant une aptitude à l’auto-apprentissage et au travail en équipe, même s’il s’agit d’une équipe virtuelle.

Le travail collaboratif dans une e-formation nécessite une certaine organisation. Il faut réussir à garder un rythme de travail soutenu, même malgré les exigences personnelles et professionnelles. On n’apprend que progressivement, surtout si l’évaluation des cours est formative et non pas sommative, comme c’est le cas de la formation AIGEME.

Le travail collaboratif nécessite aussi une discipline dans la communication asynchrone. D’une part, il faut essayer de garder un ton modéré, ne pas adopter un ton colérique ni sarcastique. D’autre part, il ne faut pas vouloir se mettre en avant car cela risque de contrarier nos camarades. L’enseignant ou le tuteur doivent, de leur côté, être calmes et motivants. Il ne faut pas oublier que l’isolement dû au mode de formation rend l’apprenant plus sensible aux réactions de ses camarades et enseignants et qu’il ne peut les deviner qu’à travers leurs interventions.

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